La Délicatesse

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Promis, après ce billet, je ne vous emmerderai plus avec ce film.

Jusqu’à la prochaine fois.

Bref, je suis donc allé voir La Délicatesse le jour de sa sortie, ce  21 décembre 2011 (notez que dans un an c’est la fin du monde, ça aurait mérité un petit apéro ce soir ça) au Pathé Bellecour car il n’y a qu’au Pathé que ce film passait, malheureusement.

Quoique, maintenant que je suis redevenu étudiant, le prix de la séance se digère un peu mieux.

La Délicatesse porte bien son nom. C’est un film, calme, délicat, apaisant.

Attention, article – un peu – spoiler. Mais même si vous le lisez, vous pourrez très largement apprécier le film.

La Délicatesse

Synopsis from moi-même : Nathalie, trentenaire, vit le parfait amour avec François. Mais parfait de chez parfait quoi. La perfection n’étant pas de ce monde et le footing étant dangereux pour la santé, François meurt accidentellement. La délicatesse impose à tout le monde de traiter Nathalie comme, au choix une bougie à la flamme minuscule ou, comme une patate chaude. Jusqu’à ce qu’elle croise la route de Markus, au physique ni attrayant, ni même banal, mais au caractère délicat.

Mon avis sur le film : Délicat est définitivement le qualificatif qui convient à ce film. C’est doux, gentil, apaisant, souvent drôle, émouvant.

Point de flingues, de courses poursuites, d’effets spéciaux ou autres artifices. La Délicatesse est un film sur la vie et la mort.

Ceux qui me connaissent savent à quel point je n’aime pas ce thème de la mort et du deuil. Ce film est pourtant en plein dedans. C’est un film drôle sur le deuil en fait. Sur le deuil et la renaissance surtout.

C’est un film aussi avec un aspect social où un moche doit faire envers et contre tous les regards et considérations cinglantes vis-à-vis de sa personne. La vie d’un moche, c’est pas simple ; mais ce film donne un message d’optimisme à tous les moches : y’a moyen les gars ! Même en étant moche et gentil, deux défauts majeurs pour séduire une fille, c’est quand même possible. Le point de vue moins optimiste du film réside au fait qu’il semble falloir attendre la quarantaine pour pécho et, encore mieux, tomber sur une nana qui vient de perdre son mec par accident.

Reconnaissez que c’est quand même pas chose aisée. Faut bien viser peut-être, se vieillir, et parcourir les cimetières ou les pages nécrologiques des quotidiens régionaux.

Le bémol du film : les 20 premières minutes.

Et pour cause, on sait ce qui va arriver : François va « mûrir » (Oasis style), donc c’est chiant. On attend, on attend, en sachant la suite. Le vrai début du film commence à sa mort en fait, tout ce qu’il y a avant me semble superflu. D’une part parce que c’est pas super bien joué à mon sens et d’autre part parce que cette partie n’apporte pas grand chose au reste du film. Peut-être aussi est-ce dû à cet amour parfait et donc difficilement crédible.

Moi, blasé ?

Le film monte en puissance crescendo pour aboutir sur une fin, sans en dévoiler le teneur, que j’ai trouvée assez magnifique. Emouvante et … « WAAA ! »

On sort de la salle le sourire au lèvres, sur fond de musique d’Emilie Simon, je le re-précise encore une fois s’il y a des nouveaux lecteurs dans l’assemblée !

Emilie Simon qui fait d’ailleurs une apparition éclaire dans le film ! Premiers pas en tant qu’actrice, ou plutôt, devrais-je dire, figurante puisqu’on ne l’aperçoit malheureusement qu’une demi-seconde furtivement prononçant pour simple texte un onomatopée de gourde : « aahhhhhaaaaaaaa ».

Vous me direz si vous la reconnaissez ?! Pour moi, ce fut du tac-o-tac, mais j’ai peut-être des circonstances aggravantes.

« Et en plus il est poli ! Pfff »

Audrey Tautou est fidèle à elle même. Elle a du mal à s’écarter de son côté Amélie Poulain, faut dire aussi qu’elle a pas des rôles qui la font beaucoup changer de registre. François Damiens aussi est fidèle à lui-même. Mais pour le coup, c’est nettement plus un succès que pour Audrey Tautou ! Il joue le rôle qu’il semble avoir dans la vie de tous les jours, dixit toujours Audrey Tautou dans une interview dimanche. Il joue le rôle du gars trop gentil, gaffeur, involontairement drôle, excessivement mal dans sa peau. On retrouve le même François Damiens que dans L’Arnacoeur par exemple. Hilarant donc.

« C’est comme si le Liechtenstein se promenait avec les Etats-Unis. »

Melanie BernierDans Intouchables, vous vous rappelez que j’avais parlé aussi d’Audrey Fleurot qui jouait une des assistante de François Cluzet ? Et si la réponse est oui, vous vous rappelez sans doute que je vantais sa plastique en bon maco que je suis ? … On retrouve la même Audrey Fleurot dans La Délicatesse, toujours en assistante mais de direction cette fois. Et là, j’étais déjà par terre avec Intouchables, j’ai commencé à creusé après l’avoir vue ce soir. C’est limite too much, cliché. Assistante de direction avec jupe de tailleur ultra moulante, et chemisier tout aussi petit, rapport à ce(ux) qu’il cache difficilement.

Mention spéciale aussi à la jeune Mélanie Bernier, interprétant brillamment la jeune (et jolie) – et gaffeuse – collègue de Nathalie.

Je crois avoir fait le tour pour ce film que je vous conseille. Un film calme, doux, subtil mais prenant. Comme la bande original en fait ! ;-)

Ma note Allociné : 4/5

Ma note Sériebox : 7,5/10

La bande-annonce :

PS : Oublié de préciser aussi, si vous allez le voir dans un cinéma Pathé Gaumont, n’arrivez pas trop tôt. On a eu droit à un court métrage assez gore en lever de rideau. Du sang partout, un corps qui se fait couper dans tous les sens mais qui continue de bouger, voire d’avancer. Juste dégueulasse et incompréhensible surtout étant donné que La Délicatesse n’a pas de restriction d’âge, les scènes du court métrage peuvent clairement choquer le plus jeune public. Et même le plus vieux aussi… Beurk.

A noter sur vos agendas aussi, le 9 janvier, sortie de L’Amour Dure 3 Ans de Frédéric Beigbeder, tiré du roman du même nom. Roman que j’ai lu par contre pour celui-ci et que j’ai adoré !

Alors, verdict pour La Délicatesse ceux qui y sont allés ?

3 réponses à La Délicatesse

  1. véro dit :

    J’ai été le voir le film ce matin, j’avais déjà lu le livre et c’est une bonne adaptation, meme si pour moi les livres sont toujours mieux!! Bon résumé du film, mais moi j’ai bien aimé le début. On ne pourrait pas comprendre toute la difficulté qu’elle a a s’en remettre si on ne voit pas ca je pense… Comme tu l’as dit en tous cas, on en ressort le sourire au levre et c’est agréable par ce temps lyonnais rempli de brouillard!!

  2. FilGB dit :

    Tu as sans doute raison pour cette première partie que j’ai peu apprécié. Comme je l’ai dit, j’aime vraiment pas qu’on s’éternise sur les situations de deuil… :-(
    Si t’es à Lyon un moment, fais signe ;-)

  3. Sophie dit :

    Audrey Tautou arbore un jeu très délicat comme toujours. J’aime beaucoup.

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